10 remèdes naturels anti-fatigue

  • 10 remèdes naturels anti-fatigue

Au cœur de l’hiver, qui peut affirmer ne pas être fatigué ? Pas grand monde ! Manque d’ensoleillement, virus en tous genres, déficit d’activité physique… Le cocktail est néfaste pour notre tonus. Mais voici 10 remèdes efficaces 100 % naturels pour retrouver du peps et dire adieu à la fatigue hivernale.

  • Le ginseng

En gélules, poudre, infusions ou extraits liquides, le ginseng est utilisé sous de nombreuses formes et depuis très longtemps. Son action sur la fatigue est reconnue. Plante dite « adaptogène », le ginseng aide l’organisme à résister à plusieurs types de fatigue et de stress.
Après une maladie infectieuse, il facilite la récupération physique tout en renforçant la production d’anticorps. Des chercheurs ont aussi démontré que prendre du ginseng avait un effet protecteur contre le rhume et potentialisait la protection anti-grippale chez les personnes qui venaient de se faire vacciner*.

Le ginseng peut aussi être associé à d’autres plantes, ce qui potentialise son action. En prévention de l’épuisement, le Dr Lorrain conseille dès les premiers signes l’association Ginseng-Rhodiole (5 à 10 ml d’EPS, Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisées, à demander en pharmacie), pour améliorer ses capacités physiques, psychiques, immunitaires et métaboliques.
Attention toutefois à vérifier la qualité des gélules de ginseng. D’après le Dr Chevallier, il existe beaucoup de « faux ginseng », c’est-à-dire des produits insuffisamment dosés en principes actifs. Il faut en effet 6 ans de culture du rhizome pour obtenir une plante qui a développé toutes ses vertus. Or, tous les extraits vendus n’ont pas atteint cette maturité. Une information à rechercher sur les emballages, mais qui n’est pas toujours mentionnée.

  • Le thym

En cas d’épuisement psychique et de sensation de surmenage, le thym peut vous donner un petit coup de pouce.
Le Dr Laurent Chevallier préconise ainsi de se préparer une tisane à base de thym (augmente la résistance de l’organisme), de sarriette (stimulant, lutte contre l’abattement) et de marjolaine (utile contre le surmenage et d’éventuels troubles digestifs associés).
Mode d’emploi : mélanger dans un sachet ou un pot 40 g de thym, 40 g de sarriette et 30 g de marjolaine. Mettez une pincée de ce mélange à infuser dans un bol de 250 ml d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et buvez deux bols par jour en dehors des repas.

  • L’éleuthérocoque

Autre option, si vous ressentez une fatigue particulièrement intense : pensez à l’éleuthérocoque, qui est aussi une plante « adaptogène », qui aide le corps à s’adapter aux différents stress.
Connue pour aider l’organisme à lutter contre le stress et la fatigue, l’éleuthérocoque a aussi fait les preuves de son activité antivirale*. Elle est ainsi recommandée en prévention des infections hivernales.
Le Dr Laurent Chevallier conseille d’utiliser ce stimulant physiologique par cures de 15 jours, à raison de deux gélules dosées à 0,300 mg par jour.
Attention : elle est toutefois contre-indiquée chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle.

  • Le magnésium

Fatigue nerveuse et irritabilité ? C’est peut-être une carence en magnésium. « En 2009, une étude mondiale du groupe de recherche Cochrane concluait que le magnésium était un minéral indispensable. Il joue un rôle protecteur sur le système nerveux central. Devant tout signe dépressif ou toute manifestation de stress, il faut penser au magnésium. La carence en magnésium entraîne une augmentation des hormones du stress (la noradrénaline notamment) », souligne le Dr Mousain-Bosc, auteur de Hyperactivité, la solution magnésium.

Chez les enfants et les adultes, un déficit en magnésium peut se traduire par des difficultés de récupération, une nervosité excessive, des spasmes musculaires, un sommeil agité, etc….
On trouve bien sûr du magnésium dans certains aliments (chocolat, amandes…), mais une cure peut être utile. Le Dr Mousain-Bosc préconise d’ailleurs chez les sujets particulièrement stressés une prise au long cours avec une interruption juste pendant les vacances. La dose préconisée est de 6 mg/kilo/jour de magnésium ; la seule contre-indication étant l’insuffisance rénale.

  • La valériane et/ou l’eschscholtzia

Votre fatigue peut aussi s’expliquer par un sommeil trop léger ou insuffisamment récupérateur.
La valériane agit sur le neurotransmetteur inhibiteur le plus représenté dans le système nerveux central. Comme l’explique le Dr Lorrain, « elle calme l’angoisse et détend les muscles, première condition pour s’endormir ». Elle restructure aussi la qualité du sommeil, en augmentant le sommeil lent et profond.

Alternative à la valériane, l’eschscholtzia ou pavot de Californie, est très efficace aussi pour retrouver un sommeil réparateur. Plusieurs études* ont montré qu’elle facilite l’endormissement et contribue à allonger la durée du sommeil.

Pour les personnes hyperactives et anxieuses, qui ont tendances à se coucher tard, on peut ajouter la passiflore (plante anti-stress par excellence).
En extrait fluide (EPS), vous pouvez prendre Phytostandard Valériane/ Eschscholtzia, à raison d’une à 2 cuillères à café vers 21 heures (ou une ou deux gélules en extrait sec), pendant 15 jours, en cures renouvelables.

  • La mélatonine

Si la valériane et l’eschelotzia ne suffisent pas, il est possible de tester la mélatonine.
« Elle a prouvé son efficacité pour réduire le temps d’endormissement », souligne le Dr Lorrain.
La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale (petite glande endocrine), qui organise l’alternance des rythmes sommeil/éveil.
Selon le Dr Lorrain, deux spécialités notamment sont très efficaces car bien dosées : le Circadin®(comprimés à libération prolongée à 2 mg de mélatonine) ou le Chronobiane® (comprimés dosés à 1 mg de mélatonine).

Néanmoins, dans un avis rendu en 2009, la Haute Autorité de Santé indique que le « service médical rendu » de Circadin® dans l’insomnie est faible, « en l’absence de comparaison directe avec les traitements disponibles »*.

* En juin 2007, le Comité européen des médicaments à usage humain a approuvé le produit Circadin®dans le traitement à court terme de l’insomnie chez les patients de 55 ans ou plus, soulignant que son efficacité était modeste, mais ses bénéfices supérieurs à ses risques.

  • La vitamine C

Découverte en 1928 dans le jus de citron, puis dans le paprika, la vitamine C est synthétisée artificiellement depuis 1933. Elle est à l’époque souvent administrée aux personnes souffrant de scorbut, de maladies infectieuses, d’anémie, etc…

Aujourd’hui, elle est toujours préconisée en prévention des épisodes d’infection ORL ou en convalescence, après un épisode de grippe.
Mais contrairement à la situation du début du 20e siècle, nous avons aujourd’hui, dans la majorité des cas, accès aux fruits et légumes frais. Consommer 500 g de fruits (agrumes notamment) et légumes par jour permet d’assurer les besoins quotidiens en vitamine C1. Ces besoins doivent être revus à la hausse dans certaines situations : infections, fractures, traitements anticancéreux, tabagisme, etc…
Prendre 1 g de vitamine C pendant 2 semaines stimulerait le système immunitaire et faciliterait, selon certaines études2 la guérison. Mais cette recommandation revient à doubler la dose de sécurité conseillée qui est de 500 mg/jour.
Les risques à consommer trop de vitamines C ne sont pas énormes car, en cas de surdosage, elle est éliminée dans les urines. Toutefois, chez certaines personnes, un excès de vitamine C peut entraîner des maux d’estomac, des diarrhées et des calculs rénaux.

1- Anses : vitamine C ou Acide ascorbique

2- Centre des sciences de la santé de l’université du Texas, meeting du 60e anniversaire de l’Académie américaine de l’allergie, de l’asthme et de l’immunologie, mars 2003

  • La vitamine D

Fatigue et faiblesse musculaire peuvent être des symptômes d’une carence en vitamine D. Or, « environ 50 % de la population manquerait de vitamine D à la fin de l’hiver », souligne Jean-Michel Lecerf, chef de service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille.
La supplémentation en vitamine D (sous forme d’ampoules buvables) est recommandée chez les enfants (pour prévenir le rachitisme) et chez les personnes âgées (pour prévenir l’ostéoporose et la fonte musculaire).

Dans le reste de la population, les études n’ont pas démontré de bénéfices à se supplémenter.
Il existe deux façons simples et efficaces de couvrir ses besoins en vitamine D. Sachant que les 2/3 des apports en vitamines D sont assurés par la synthèse cutanée, il est conseillé d’exposer son visage et ses avant-bras 15 minutes par jour. Pour le tiers restant, on trouve la vitamine D dans l’alimentation, notamment dans les poissons gras (saumon, maquereaux, sardines…).

  • L’arnica

Il existe une trentaine d’arnica différentes mais celle utilisée en médecine, c’est l’arnica montana, sous de multiples formes : granules homéopathiques, gels, crèmes, ampoules, etc.

En cas de fatigue physique intense (celle-ci pouvant avoir plusieurs origines), l’arnica est très adaptée (à des dilutions différentes selon les symptômes).
Pour soigner une bosse ou un bleu, Arnica 5 CH suffira (2 granules trois fois par jour).
Si vous vous sentez fatigué physiquement après un déménagement ou après le sport, misez sur Arnica montana 9 CH (2 granules 3 fois par jour).

Idem si vos douleurs sont causées par une grippe et de méchantes courbatures musculaires. Vous pouvez y associer Lacticum acidum en complément (aussi à raison de 2 granules trois fois par jour).
Enfin, en cas d’anxiété ou d’insomnie suite à un traumatisme déjà ancien ou suite à un deuil (trouble ancien ou psychique), prendre Arnica 15 ou 30 CH (2 granules 3 fois par jour, toujours jusqu’à amélioration des symptômes).

  • Un cocktail pour ne plus tomber malade

Si vous êtes fatigué parce qu’abonné aux infections hivernales (rhino-pharyngites, bronchites, gastro-entérites, etc.), un cocktail associant 3 plantes peut vous aider à limiter les épisodes de maladie.

Pour mieux passer au travers des virus, voici une formule de choc : cyprès (antiviral), échinacée (stimule les défenses immunitaires*) et sureau (anti-inflammatoire).
L’idéal : commander une préparation à son pharmacien, qui contienne les trois plantes sous leur forme liquide (EPS).
En prévention classique, le Dr Lorrain conseille 5 ml de ce mélange le matin ; si on a des malades autour de soi, passer à 5 ml matin et soir. Enfin, en curatif, dès les premiers symptômes, passez à 10 ml matin et soir.

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